E d i t o r i a l
Fillinges m'apparut cette fois, encore plus attrayant qu'auparavant parce que j'avais lu le magnifique ouvrage de Lucien Bajulaz dont nous avions salué la parution il y a un an, et qui m'avais fait découvrir ce patrimoine local si impressionnant dans ce petit coin de Savoie. Mais au-delà des vestiges et des lectures, j'ai rencontré des gens si sympathiques au cours de ma tournée de photographe. Ce fut le sourire étonnant de l'hôtesse d'accueil à la mairie. Au Club des Anciens, j'ai vu des joueurs et joueuses de cartes si joyeux cet après-midi-là à la Sapinière. Quant aux enfants des écoles et leurs maîtres, ils se prêtèrent de bonne grâce à la corvée du portrait. J'ai fait une heureuse rencontre au moulin de Couvette, avec Mme Dégerine, qui futpleine de souvenirs en fouillant dans la boîte à photos. À la boulangerie du Pont-de-Fillinges, je dois un grand merci à la famille Calendrier pour la diffusion de la revue. Vous verrez les visages de tous ces gens-là sur la dernière page du Petit Colporteur. Fillinges demeure une oasis de paix largement rurale encore aujourd'hui malgré l'urbanisme qui s'étale de plus en plus dans nos vallées savoyardes. Il suffit de marcher, de regarder, d'écouter pour retrouver un air de campagne d'autrefois. Se mettre à aller à l'unisson de la nature est un bonheur de vivre.